Basse continue

Bonsoir à tous,

J'ai une petite question en cette fin d'année, où je me suis attaqué au
chapitre sur les accords :

C'est quoi ce 6 flanqué d'une oblique inverse?
Dans l'original, c'est une « Raised sixth step », ce qui à mon sens
n'est pas une sixte augmentée vu que ce serait alors « +6 ».

Je m'y remets l'année prochaine !

Bon bout d'an à tous, et rendez-vous l'année prochaine.
Jean-Charles

C'est le sixième degré +1 (6 rayé en dessous d'un si bémol en si bémol majeur donne un sol dièse alors que ça donne un sol bécarre en en ré bémol majeur).
Je ne connais la notation +6 que par rapport aux accords augmentés (do, mi, fa dièse et la dièse, par exemple - dans le système anglo-américan, ça s'appelle "French Augmented 6th" de mi mineur - ne me demande pas d'où vient sa nationalité !).

@+,
~Mike

···

On Dec 31, 2011, at 7:39 PM, Jean-Charles Malahieude wrote:

Bonsoir à tous,

J'ai une petite question en cette fin d'année, où je me suis attaqué au
chapitre sur les accords :

C'est quoi ce 6 flanqué d'une oblique inverse?
Dans l'original, c'est une « Raised sixth step », ce qui à mon sens
n'est pas une sixte augmentée vu que ce serait alors « +6 ».

Je m'y remets l'année prochaine !

Bonsoir,

Voici ce que j'ai retenu (il est possible que ce soit faux) :
Pour indiquer un accord de "petite sixte" (6 majeure, quarte juste et tierce mineure), on indiquait le plus souvent 6 ou #6. En France au début du XVIIIe, certains compositeurs préféraient le 6 contre-barré, plus précis qu'un 6 ou #6 qui pourraient indiquer une sixte simple ou doublée (ou même parfois <6 4> ; <6 4 2> ; <7 6 3> et bien d'autres).
Le + est apparu plus tard, avec la formalisation de l'analyse et donc la mise en avant du rôle de la sensible. Mais s'agit bien du même accord : le sixième degré descendant sur la dominante.
Pour moi, cela n'a rien à voir avec une sixte augmentée.
Chez Clérambault, on trouve ce 6 contre-barré partout, et la notation des accords de Clérambault est très claire.
Exemple :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9058363q/f11.r=cl%C3%A9rambault.langFR
Deuxième mesure : le 6 contre-barré indique <la do ré fa#>, soit un renversement de l'accord suivant : le 5 barré qui donne <fa# la do ré> (cet enchaînement 6 contre-barré et 5 barré sur une tierce mineure descendante est d'ailleurs omni-présent dans la basse chiffrée française).

Oui, la basse continue c'est un peu le fouillis... N'hésitez pas à me demander plus de détails.
Bon réveillon (s'il y a),
Bertrand

Pour ma part, je l'ai souvent rencontré comme un substitu de #6. Il me
semble que / = diminué (comme 5/), et \ = augmenté.

Bon digestif !
JMarc

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Le 31/12/2011, "Jean-Charles Malahieude" <****@****> a écrit:

Bonsoir à tous,

J'ai une petite question en cette fin d'année, où je me suis attaqué au
chapitre sur les accords :

C'est quoi ce 6 flanqué d'une oblique inverse?
Dans l'original, c'est une « Raised sixth step », ce qui à mon sens
n'est pas une sixte augmentée vu que ce serait alors « +6 ».

Je m'y remets l'année prochaine !

Bon bout d'an à tous, et rendez-vous l'année prochaine.
Jean-Charles

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Je confirme : ce 6 "contrebarré" est équivalent au #6, x6, +6, 6# ou 6x, bref
la "petite sixte". On trouve parfois la notation 643 (les uns au-dessus des
autres, avec le 6 parfois contrebarré ou #). C'est un accord placé sur le
IIe degré, d'où son nom de sixte sensible (si la fondamentale est sur le
IIe, la sixte constitue logiquement la sensible).

Attention cependant : hors du IIe degré, les mêmes notations peuvent
indiquer simplement un accord dont la sixte est altérée (sans quarte, du
coup) et non une "petite sixte".

Une référence en la matière (fort onéreuse, malheureusement) est la "Méthode
pour apprendre la basse continue à l'usage des amateurs" de Bourmayan et
Frisch.

···

--
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Petite précision :
J'avais précisé "sur le sixième degré descendant" car sur le second degré (ce sont des faux degrés, hein, c'est la note de la basse et non pas de la basse fondamentale) on omet très souvent de chiffrer la petite sixte car c'est un réflexe que tout continuiste apprend à l'âge de 3 ans :smiley:

Le 02/01/2012 12:46, Bertrand Bordage disait :

Petite précision :
J'avais précisé "sur le sixième degré descendant" car sur le second
degré (ce sont des faux degrés, hein, c'est la note de la basse et non
pas de la basse fondamentale) on omet très souvent de chiffrer la petite
sixte car c'est un réflexe que tout continuiste apprend à l'âge de 3 ans :smiley:

J'aurais donc tendance à dire, en guise de pseudo-conclusion :

« Avec tous ces faux frères et ces cousins au n-ième degré, les continuistes forment une sacrée famille ! »

J'en ai pourtant saisi dans Arthur, mais je ne me rappelle plus la remarque de Virginie, la prof de clavecin...
Pour faire court dans le texte, je l'appelle « petite sixte ».

Meilleurs vœux à tous,
Jean-Charles