Salut, phijazz,
Ainsi, le critère de vente devient le critère de qualité. Je
me souviens
m'être insurgé lors de la mort de Michael Jackson:" La musique n'est pas qu'un simple produit de consommation
agréable tel
que la barre de chocolat vendue dans notre hyper-marché
favori.La musique est une science qui a une histoire. De
Josquin
Després à Schoenberg en passant par Bach, Mozart, Schubert,
Wagner,
Prokofiev, et aussi Charlie Parker ou John Coltrane, de grands
maîtres
ont apporté leur pierre à l'édifice.Considérer Michael Jackson comme un "grand musicien",
"un grand
artiste", "un grand créateur", est un véritable coup de poing
dans la
figure de ceux qui consacrent leurs vies à l'art, et non au
marketing.Nous n'entendrons plus Michael Jackson, c'est triste,
mais pas
plus queJe ne suis pas d'accord avec toi. Tu te bases selon ton point de vue.
Pour toi, ce n'est pas un grand artiste, mais pour celui qui achète
ses albums, c'en est un.Si je comprends bien ceux qui ont acheté l'album ont le droit de dire
que c'est un génie, et ceux qui ne l'on pas acheté ont juste le droit de
se taire?C'est comme pour Dieu: ce qui est bien c'est grâce à lui mais ce qui est
mal, c'est pas de sa faute. Pile tu gagnes et face je perd!Les personnes aptes à juger de la qualité, seraient celles qui ont
acheté, et donc le critère de qualité actuel c'est la vente!Merci de m'avoir aidé à le démontrer!
Mais qu'est-ce que tu me raconte là ? Je ne fais que dire que les goûts sont relatifs et subjectifs.
Si toi tu n'aimes pas un artiste, le million de personnes qui a acheté son album l'aime.
Ensuite, on oublie trop souvent le droit naturel que nous
avons de nous
nourrir (culturellement aussi) de ce que nous trouvons sur
notre route.
Sans ce droit, il n'y aurait même pas de vie sur terre. Si
nous
renonçons à ce droit naturel, et que nous respectons une loi
qui
garantit l'intégrité des personnes et de leurs biens, c'est
dans un
contrat social qui implique des droits et des devoirs pour les
deux
parties.Droit de se nourrir qui demande de faire les efforts nécessaires pour
le faire. Soit en chassant, soit en produisant ta nourriture, soit en
achetant la nourriture à un producteur.
Se nourrir est un droit naturel, mais attention de ne pas confondre ce
droit avec le «droit» de se nourrir aux dépends des autres.Quelle sont les règles de morale d'une bactérie?
La vie précède la morale et non l'inverse.
Ais-je encore le droit d'être darwinien?
Quel rapport ? N'es-tu rien de plus qu'une bactérie ? La morale, c'est de ne pas faire aux autres ce que tu ne veux pas qu'ils te fassent. Si tu violes cette morale, ne t'étonne pas que les autres la violent à ton égard.
Et je sais que la majorité des gens suivent une morale. Si ce n'était pas le cas, un musicien ne se ferait jamais payer après un gig.
Il est dès lors normal que le "clochard" aie le droit à un
minimum de
culture de base, commune à tous, sous peine de le transformer
en
"dangereux révolutionnaire", ce qui serait son droit le plus
strict, car
sans "civilisation", il n'y a plus de contrat social. Si
HADOPI ou autre
m'empêchait d'accéder à un minimum de culture de base, moi, je
serais
prêt à descendre dans la rue!Crois-tu vraiment que le clochard est révolutionnaire ? Le clochard
est à la base quelqu'un qui a abandonné.
Tu crois que les gens vont faire la révolution pour la culture ? Toi,
tu es un artiste, tu vas la faire, mais tu seras seul.Bien sûr, la culture c'est la civilisation. Sans civilisation pas de
contrat social et sans civilisation, pas d'états d'âme moraux.
Encore faut-il savoir ce qu'est la culture. La culture est ce qui identifie un peuple, que ce soit la science, les arts, les évènements populaires, la tradition,… On tend souvent à la réduire seulement à l'art. Si on jongle entre ces visions, le débat va tourner en rond.
On dirait que tu as la vision de la société de Hobbes, disant dans son léviathan que l'homme est mauvais par nature et qu'il faille un état pour établir un soi disant contrat social pour sortir l'homme de sa sauvagerie.
On ne peut pas dire que ce soit une vision certaine.
Et je doute que cet accès à la culture soit interdit au peuple, à
moins d'avoir un totalitariste au pouvoir. et dans ce cas, si tu fais
ta révolution dans ton coin, tu iras au goulag.
Les gens font d'abord la révolution parce qu'ils ont faim ou pour
se débarrasser d'un gouvernement trop corrompu ou trop répressif.La culture évolue tout le temps, et le monde est transformé par elle.
L'adaptation a celui-ci n'est jamais définitive.
Oui, mais si un état totalitaire planifie l'évolution de la culture et dit que ta culture ne vas pas dans le sens de l'intérêt de l'état, la culture évoluera d'une manière différente et moins vite.
Ainsi, depuis la chute de l'empire soviétique on oublie que la
"paix
sociale" a un prix (cf l'économiste Daniel Cohen), et on
subtilise le
profit des entreprises aux travailleurs. Dans les années 70,
on parlait
encore de "civilisation des loisirs", et il n'y avait aucuns
tabous à
imaginer un monde où certains travailleraient, en échange de
certains
avantages, pendant que d'autres ne travailleraient plus du
tout.Et on a actuellement plus de loisirs qu'en 1970. La paix sociale, je
dois dire que c'est quelque chose d'abstrait. Il y a toujours eu des
grèves…Ce qui a changé, c'est la perspective. Ce qui paraissait acceptable
alors paraît immoral aujourd'hui.
Je pense qu'on a trop tendance à idéaliser ces époques.
Si cette idée a été abandonnée, c'est que le capitalisme a
préféré faire
du 3000% de bénéfice au lieu de 1500% (cf les pneus
"Continental") en
délocalisant. Et si on culpabilise les gens qui reçoivent des
allocations de chômages, ce n'est pas parce qu'ils "profitent"
du
travail de leurs camarades, mais parce que les capitalistes ne
veulent
pas diminuer leurs profits, qu'ils veulent aligner les
salaires payés
dans les pays développés sur ceux qui sont payés dans les pays
dits
"émergents" (Brésil, Chine, Inde, Europe de l'Est), et mettre
les
travailleurs en concurrence entre eux.Qui c'est le capitalisme ?^^
Le capitalisme c'est le système dans lequel tu vis!
Je posait cette question parce que on parlait du capitalisme comme si c'était une personne, ce qui est faux.
Tu vois la chose dans le mauvais sens. Le problème n'est pas la
délocalisation, mais le non-renouvellement du paysage économique par
des règles rigides et des impôts trop lourds."Je ne suis pas d'accord avec toi. Tu te bases selon ton point de vue."
Donc, tu préfères mettre des règles protectionnistes, qui ne consistent qu'à taxer le citoyen qui achète étranger afin qu'il consacre tout son argent qui aurait pu servir à acheter autre chose, comme un livre, un disque, ou des vêtements, à acheter le produit français protégé.
Par cela, tu avantages une industrie au détriment d'une industrie étrangère, d'une autre industrie et du consommateur.
1 profit, 3 pertes.
C'est pas mieux qu'Hadopipo.
Sache que la progression des dépenses publiques n'a fait qu'augmenter
au cours de ces 100 dernières années, ce qui va à l'encontre des
théories capitalistes.
http://images4.hiboox.com/images/0311/29fdb30dd8319f27107eac8e1fe2c98e.jpgActuellement en France, d'après la BM, la pression fiscale est de
67.8%.
À ce taux, 10% d'impôts, c'est plus de 20% de pertes. Faut pas
s'étonner qu'il y ait 60 000 faillites par an en France. Combien de
chômeurs supplémentaires ? Et sur 20 ans ?Concernant la délocalisation, exemple : On produit des ordinateurs en
France et cette entreprise délocalise. Alors que tu ne pouvait acheter
qu'un ordinateur, grâce à l'achat de produits importés permet de faire
des économies qui permettent d'acheter autre chose : un livre, une
partition, un instrument de musique en plus de ton ordinateur.
L'importation de produits importés consiste au niveau national à une
production moins chère et avec moins d'employés (au niveau national.
Au niveau global, tu fais vivre des p'tits Chinois, et toute la chaîne
de distribution.)
Sache que la majorité de l'argent qui sert à acheter des produits
importés reste en France, par l'impôt sur la distribution Française,
la TVA, les bénéfices des sociétés d'importations…En fait, l'effet de l'importation sur l'économie est le même que
l'industrialisation de la société !
En appliquant la logique antimondialiste à l'industrialisation, on
devrait tous être au chômage…Demande-toi si l'industrialisation de la société sans renouvellement
du paysage économique pour les mêmes raisons n'a pas été une des
causes de la révolution de 1789.À l'époque, le royaume était hyper-endetté et les impôts ont gonflés
pour rembourser la dette.Comment sais-tu ce que "je me demande" ou non?
Comment connais-tu mes opinions politiques?
Je n'en ai pas parlé! J'ai juste critiqué un système que je connais
parce que je vis dedans. Si j'avais vécu dans un autre système, comment
peux-tu savoir si je ne l'aurais pas critiqué tout pareil?
Je ne t'accuses de rien. Je me base seulement sur tes propos, en te faisant remarquer que ceux-ci ne sont pas fondés.
Je ne suis pas banquier, ni propriétaire industriel, ni propriétaire
terrien, ce n'est pas moi qui ai imposé à tous le système dans lequel
nous vivons. Je ne vois donc pas pourquoi je devrais essayer de trouver
des solutions aux problèmes qu'il a créé. Personne ne me paie pour ça.En fait de solution, j'ai juste suggéré qu'en plus du minimum vital, on
impose un maximum aux bénéfices
Sous quel motif ? Parce que c'est mal ?
À moins que tu rêves (en te rasant le matin) de breveter quelque chose
de tellement indispensable que tu deviendrais "le maître du monde"(je
dit ça pour te faire sourire), il me semble que tu devrais être d'accord
avec moi, ça me paraît dans ton intérêt.
Mdr
Cordialement
Bonjour à toi aussi.
PS.
Encore une fois je ne suis pas prêt à me disputer pour ces sujets.
Pourtant, tu le fais.
···
Le 18 janvier 2011 10:44, LIBON Victor <****@****> a écrit :
Le lundi 17 janvier 2011 à 21:32 +0100, phijazz a écrit :