Droits d'auteur & co. (encore)

Reconnaître le droit d'auteur comme salaire, c'est reconnaître l'état comme employeur. Je suis un artiste, pas un fonctionnaire !!! Et la culture d'état n'est pas de la culture…

Je crois que c'est important de faire la distinction entre un salaire qu'on reçoit de l'état et les protections générales dont nous jouissons en tant que membres d'un état. Si l'état me donne l'assurance maladie, c'est parce que la société fait un investissement dans la santé. Les médecins qui se font rémunérés pour ça ne sont pas forcément de fonctionnaires - ils sont dans le secteur de l'économie qui est censé s'occuper de ça.

En effet, mais ce n'est pas non-plus comparable à une assurance maladie ou une mutuelle, qui peuvent fonctionner sans que l'état l'impose de façon obligatoire à ses citoyens.

L'art aussi peut fonctionner sans que l'état intervienne.

En effet. Alors s'il fonctionne sans l'état, pourquoi vouloir de l'aide de l'état, qui n'aboutira à ce que l'art devienne l'instrument de propagande de l'état ?
Cette aide se fera forcément au détriment de ceux qui n'en bénéficient pas à cause des impôts que cela implique, vu que l'état donne d'une main ce qu'il prend de l'autre.

Ce qu'il te donne, c'est ce qu'il prend à d'autres en se servant au passage.

C'est le cas avec la santé aussi!

On ne peut pas dire que ce soit la même chose.

Dès qu'un peuple reconnait l'utilité générale d'un aspect d'une société moderne, il a tendance à le remettre en partie dans les mains du gouvernement parce que le gouvernement est le seul organisme suffisamment grand pour corriger les erreurs d'un marché qui touche a priori tout le monde. C'est ce qu'on fait avec l'éducation et les routes depuis longtemps. En faisant cela, on paye le prix de l'inefficacité, mais avec l'éducation, on s'est dit il y a longtemps qu'il vaut mieux courir la risque d'être inefficace (voire corrompu) qu'écarter une partie de la population parce que le secteur privé n'en tire pas de bénéfices.

Oui, si tu considères que l'état est incorruptible, dirigé par des personnes meilleures que le commun des mortels, ne détournera pas à son profit ses interventions, n'essaie pas d'acheter les électeurs en leur promettant des avantages.
Si tu considères que 100 000 personnes enfermées dans des bureaux gèrent mieux les affaires de 100 000 000 de personnes que les personnes concernées.

Et concernant le fait qu'une partie de la population soit écartée parce que le secteur privé n'en tirerait pas bénéfice, je ne suis pas d'accord non-plus : le service public a pour mission d'offrir des services de qualité sans prérogative de rentabilité. Le problème est que contrairement à la rentabilité, la qualité n'est pas quantifiable.

Ne pas être rentable, c'est facile : il suffit d'engager par exemple du personnel inutile, engager des amis/famille comme haut fonctionnaires avec de gros salaires et de grosses primes. Il suffit aussi de décourager la demande permettant de faire le moindre effort mais aussi les rentrées et à ce moment, le responsable peut dire qu'il répond à sa mission en offrant le maximum de qualité sans soucis de rentabilité, tout en disant qu'offrir un meilleur service serait à pertes.
Ne me dis pas que c'est faux, vu le nombre d'affaires concernant les services publics.
Crois-tu que c'est une simple impression qu'ont les usagers lorsqu'ils disent que tel service public fait tout pour le dégoûter ?

Enfin, c'est un autre débat…

Je suis contre l'idée qu'une société devrait soutenir tel ou tel morceau pour la même raison que je suis contre l'idée qu'un état peut classifier les opérations médicales qui sont dites "nécessaires." En revanche, je trouve que le système anglo-américain, qui consacre une partie de son budget universitaire aux arts, protège les créateurs avec un salaire suffisamment élevé pour qu'ils n'aient pas à gagner du fric à côté en fonction de ce qu'ils créent / découvrent (cela étant, ce système a ses propres problèmes, mais il semble que les universités aillent globalement dans ce sens là).

Oui, mais les universités sont en partie privées aux USA. Est-ce lu budget public qui y est consacré ?

Je suis en CDD à l'Université de Floride, une université publique, où je gagne ma vie en tant que compositeur et théoricien de la musique. Les travaux que je fais sur lilypond ne seraient pas possibles si je ne bénéficiais pas de ce soutien.

Et si c'est le budget public, ce sont les universités qui décident qui à droit à cet argent ou l'état ? Ce n'est pas la même chose.

Oui, mais encore une fois j'évoque l'exemple de la santé. Ce sont les médecins qui décident la manière dont ils dépensent les fonds auxquelles ils ont recours - je serais scandalisé si l'état précisait le nombre de seringues dans les hôpitaux.

Je suis bien d'accord, mais ça se fait toujours au détriment d'autres, toujours. À moins que les urnes créent les financements par magie.

Pour ramener la discussion à lilypond (c'est bien la liste de lilypond, après tout), ce soutien pourrait éventuellement encadrer des logiciels comme lilypond dans le même système universitaire, et les compositeurs / chercheurs pourraient effectuer des recherches sur le logiciel qui avancent le domaine, faire baisser les prix des homologues payants de lilypond, et stimuler une croissance générale de la sensibilité artistique d'un peuple. Déjà, des logiciels comme Max / MSP sont développés au sein des organismes comme l'IRCAM, qui fonctionnent assez bien selon ce modèle. Cela n'est pas arrivé du jour au lendemain. Ils se sont collectivement battus pour y arriver en organisant des congrès sur le logiciel et en diffusant des morceaux à des concerts important où le logiciel recevait en effet de la publicité gratuite. Mettre lilypond sur le même plan, c'est ouvrir la voie à un système qui soutient les artistes en dehors de ce débat sur la propriété intellectuelle.

Je n'ai rien contre le fait que lilypond vive de donations, que ce soit par le mécénat universitaire, ainsi que tu le présentes ; par dons privés ;…. Ce ne serait pas plus mal.

Certes, les donations sont chouettes. Mais il faut d'abord que les gens qui y croient s'organisent. Une stratégie passive n'a jamais attiré l'attention de personne. L'avantage de l'université, c'est qu'une infrastructure robuste existe déjà qui permet de s'organiser autour des axes de recherche partagées.

En effet. Quand tu recherches des fonds, tu ne restes pas à attendre qu'ils tombent du ciel. c'est comme ça pour tout.

···

Le 16 janvier 2011 15:16, Mike Solomon <****@****> a écrit :

On Jan 16, 2011, at 7:55 AM, phijazz wrote:

Le 16 janvier 2011 02:23, Mike Solomon <****@****> a écrit :

je voudrais dire à phijazz que , quoi qu'il en pense , le droit a été créé
pour les auteurs

Première nouvelle.

et que cela convient à la grande majorité d'entre nous
(auteurs) ;

N'auriez-vous pas tendance à prendre votre cas pour une généralité ?

alors les élucubrations de quelqu'un qui jamais aligné 3 notes de musique ,
je m'en tamponne ...

... Alors puisqu'on en est au parler vrai : mon cul.

Le droit (soi-disant) "d'auteur" n'a pas été créé pour les auteurs,
mais pour les intermédiaires qui vivent grassement du travail desdits
auteurs. Nuance.

une heure de musique c'est des semaines , des mois , voire des années de
travail et toi , phijazz , tu voudrais ça gratos ?

J'ai consacré quatre ans de ma vie à écrire une partition d'une durée
de 90 minutes (pour laquelle j'ai d'ailleurs été payé de façon
correcte), cela ne m'a pas empêché de l'offrir librement sur le Web
afin que tout un chacun puisse la lire ou la jouer librement --
c'est-à-dire "gratos" ou non.

le droit d'auteur , c'est notre salaire ; tu travailles gratuitement toi ?
va te faire "aimer tendrement chez les orthodoxes" ...

Le droit d'auteur n'est pas un salaire. C'est un ensemble de droits
que l'on peut choisir de faire valoir *ou non*, en passant par des
intermédiaires *ou non*.
Et renoncer à certains droits, pour quelques raisons que ce soit,
n'implique aucunement de "travailler gratuitement".

Les droits patrimoniaux "de suite", auxquels vous faites allusion,
sont une forme de revenu, partiellement imprédictible, et généralement
soumise à contrat avec un ou plusieurs intermédiaires (société de
gestion de droits, éditeur, producteur) -- qui en prennent d'ailleurs
chacun leur part.

Ce n'est pas la seule façon d'être rémunéré pour son travail d'auteur,
loin de là. C'est juste la seule que vous semblez connaître -- et
encore une fois, merci de ne pas prendre votre cas pour une
généralité.

Il y aurait beaucoup à dire sur tout cela mais, l'arrogance dont vous
faites preuve ne semblant avoir d'égal que votre méconnaissance du
sujet, vous voudrez bien m'excuser de ne pas pallier moi-même votre
propre manque d'informations.

(peu) Cordialement,
V. Villenave.

···

2011/1/15 harrywanders <****@****>:

Est-ce qu'un scientifique qui découvre une loi de la physique, mathématique
ne procède pas par un travail de l'esprit ?
Maintenant, on peut faire des débats métaphysique pour savoir si la
composition et les découvertes sont différentes ou non.

On est là dans le terrain philosophique, c'est un questionnement
intéressant mais qui ne remplace pas la question fondamentale suivante
: comment je fais bouillir mes spaghettis, moi ?

(Question à laquelle il existe d'ailleurs de nombreuses réponses,
comme je le signalais à l'instant.)

Reconnaître le droit d'auteur comme salaire, c'est reconnaître l'état comme
employeur.

Pardon ???

Bien au contraire. Les droits patrimoniaux dits "de suite" (j'aimerais
que l'on cesse d'emplyer l'expression droit d'auteur à tort et à
travers) ne font intervenir l'État à aucun moment :
- ce sont des marges sur le prix payé par le public (donc, des
particuliers, donc : pas l'État)
- marges qui, la plupart du temps, passent par des intermédiaires
TOUS privés : éditeur, SACEM, etc.

Donc, merci de laisser l'État où il est. (Pour ma part je ne me
plaindrais pas si, au contraire, l'État mettait un tant soit peu son
nez là-dedans, car la multiplication des acteurs privés est avant tout
un signe de l'absence d'une politique culturelle digne de ce nom --
mais c'est un autre débat.)

Je suis un artiste, pas un fonctionnaire !!! Et la culture d'état
n'est pas de la culture…

Ceci est une généralisation peu justifiée. La "culture d'État", il n'y
en a plus vraiment en France depuis la fin des années Lang. Et les
commandes passées par l'État ne sont précisément PAS du droit
d'auteur, cela n'a strictement rien à voir.

NB : je ne fais aucune distinction entre droit d'auteur, brevet, etc, tout
cela c'est de la propriété intellectuelle. Si l'un est injustifié, les
autres aussi.

Ne pas faire la distinction est un tort. L'éventail baptisé
(trompeusement) "Propriété Intellectuelle" est bourré de pièges,
justement à cause de cet amalgame :
http://www.gnu.org/philosophy/not-ipr.fr.html

Cette discussion pourrait être intéressante, à condition que l'on ne
mélange pas les concepts (philosophiques ou juridiques) et que l'on
soit sûrs de parler tous de la même chose.

Cordialement,
V. Villenave.

···

2011/1/15 phijazz <****@****>:

Pour ramener la discussion à lilypond (c'est bien la liste de lilypond, après tout), ce soutien pourrait éventuellement encadrer des logiciels comme lilypond dans le même système universitaire, et les compositeurs / chercheurs pourraient effectuer des recherches sur le logiciel qui avancent le domaine, faire baisser les prix des homologues payants de lilypond, et stimuler une croissance générale de la sensibilité artistique d'un peuple. Déjà, des logiciels comme Max / MSP sont développés au sein des organismes comme l'IRCAM, qui fonctionnent assez bien selon ce modèle. Cela n'est pas arrivé du jour au lendemain. Ils se sont collectivement battus pour y arriver en organisant des congrès sur le logiciel et en diffusant des morceaux à des concerts important où le logiciel recevait en effet de la publicité gratuite. Mettre lilypond sur le même plan, c'est ouvrir la voie à un système qui soutient les artistes en dehors de ce débat sur la propriété intellectuelle.

Alors je vais tout de suite calmer tes ardeurs : cela fait deux ans
que je me consacre (presque à plein temps) à démarcher les organismes
officiels français (Ministère, régions, conseils généraux,
préfectures, CNFPT, Pôle Emploi, conservatoires, Éducation Nationale
etc.) pour promouvoir LilyPond, et si j'ai pu arriver à une
conclusion, la voici : c'est bouché.

Les logiciels Libres commencent tout juste à arriver en France, dans
certaines administrations... MAIS les trois poches de résistance
notoires sont 1) l'Éducation 2) la Culture 3) la Recherche. Manque de
chance, ce sont précisément les trois domaines où LilyPond pourrait
être utilisé.

Steinberg France fait un travail de lobbying remarquable, et beaucoup
de centres de formation et conservatoires utilisent Sibelius ; les
autres, c'est Finale.

À ce propos, aucun congrès n'est organisé pour le moment sur lilypond. On participe à d'autres congrès et ateliers sur les logiciels libres, mais rien n'existe qui est uniquement consacré à lilypond. Si suffisamment de monde s'y intéressait, je serais ravi d'essayer d'entamer le processus d'organisation avec le peu de contacts universitaires que j'ai.

Très bonne idée. Count me in!

Cordialement,
Valentin.

···

2011/1/16 Mike Solomon <****@****>:

2011/1/15 phijazz <****@****>:

Est-ce qu'un scientifique qui découvre une loi de la physique, mathématique
ne procède pas par un travail de l'esprit ?
Maintenant, on peut faire des débats métaphysique pour savoir si la
composition et les découvertes sont différentes ou non.

On est là dans le terrain philosophique, c'est un questionnement
intéressant mais qui ne remplace pas la question fondamentale suivante
: comment je fais bouillir mes spaghettis, moi ?

Certes, mais il n'est écrit nulle part qu'un artiste doive vivre entièrement de son art.
Cela est totalement utopique, un rêve socialiste.

J'ai moi-même essayé, mais ça marche pas. Il faut se faire une raison et vivre d'autre chose n'empêche pas de pratiquer son art, il faut cependant plus de discipline.
Combien d'artiste sont au chômage en se disant qu'ils le méritent car ils contribuent à la richesse culturelle de leur pays et qu'ils sont certains d'avoir un avenir ?
De quel droit le font-ils ?

(Question à laquelle il existe d'ailleurs de nombreuses réponses,
comme je le signalais à l'instant.)

Reconnaître le droit d'auteur comme salaire, c'est reconnaître l'état comme
employeur.

Pardon ???

Bien au contraire. Les droits patrimoniaux dits "de suite" (j'aimerais
que l'on cesse d'emplyer l'expression droit d'auteur à tort et à
travers) ne font intervenir l'État à aucun moment :

  • ce sont des marges sur le prix payé par le public (donc, des
    particuliers, donc : pas l'État)
  • marges qui, la plupart du temps, passent par des intermédiaires
    TOUS privés : éditeur, SACEM, etc.

Bien sur que non, ce n'est pas ça. Mais, selon Harry, le droit d'auteur semble être un salaire garanti par l'état. J'ai court-circuité le raisonnement.

Donc, merci de laisser l'État où il est. (Pour ma part je ne me
plaindrais pas si, au contraire, l'État mettait un tant soit peu son
nez là-dedans, car la multiplication des acteurs privés est avant tout
un signe de l'absence d'une politique culturelle digne de ce nom --
mais c'est un autre débat.)

Oui, et j'en connais d'autres qui voudraient la pension à 25 ans.
Le problème est plus une difficulté de se produire à cause d'une imposition élevée.

Je suis un artiste, pas un fonctionnaire !!! Et la culture d'état
n'est pas de la culture…

Ceci est une généralisation peu justifiée. La "culture d'État", il n'y
en a plus vraiment en France depuis la fin des années Lang. Et les
commandes passées par l'État ne sont précisément PAS du droit
d'auteur, cela n'a strictement rien à voir.

Pourtant, il y a toujours un ministre de la culture, qui subventionne la culture. Ce n'est pas qu'il y a moins de politique culturelle, mais qu'elle est différente ou que certains qui en profitaient à cette époque n'en profitent plus.
Les pays anglo-saxons n'ont pas de politique culturelle. Les musiciens sont mieux organisés, il me semble que pour se produire, il faille appartenir à un syndicat de musiciens aux USA.
On ne peut pas dire qu'ils soient moins productifs, qu'ils ne savent pas en vivre ni qu'il n'y a que de la daube.

NB : je ne fais aucune distinction entre droit d'auteur, brevet, etc, tout
cela c'est de la propriété intellectuelle. Si l'un est injustifié, les
autres aussi.

Ne pas faire la distinction est un tort. L'éventail baptisé
(trompeusement) "Propriété Intellectuelle" est bourré de pièges,
justement à cause de cet amalgame :
http://www.gnu.org/philosophy/not-ipr.fr.html

Personnellement, je considère toujours cela comme une recherche intellectuelle, que ce soit la recherche, l'invention ou la “création”.
Stallman a apporté pas mal dans le débat sur la propriété intellectuelle.

Il me semble aussi que Cameron, en Angleterre cherche à faire une modification en profondeur du droit d'auteur, car inadapté au net.
http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-11695416

Cette discussion pourrait être intéressante, à condition que l'on ne
mélange pas les concepts (philosophiques ou juridiques) et que l'on
soit sûrs de parler tous de la même chose.

Je suis tout à fait d'accord avec toi. La difficulté est que ce genre de débat peut tourner en troll facilement.

···

Le 16 janvier 2011 16:15, Valentin Villenave <****@****> a écrit :

Aaaah, ça c'est du sujet qui fâche, donc c'est un bon sujet ! :wink:
Je suis sincèrement très heureux de mieux vous connaître à travers cette discussion (ça change un peu des \override) : un sujet qui humanise la liste, donc.

Du pragmatisme, de l'idéalisme, de la colère et de l'enthousiasme, de l'interventionnisme et de l'indépendant, du gratuit et du pour manger... Eh oui, il s'agit de musique, et comme toute chose très belle, la confrontation au pognon fait des étincelles.

Continuons à nous indigner, mais n'oublions pas que les cibles ne sont pas les lilypondeurs, mais des mécanismes peu connus qui empêchent chacun de prendre la place qu'il désire (j"ai la faiblesse de penser que les compositeurs, éditeurs et musiciens sont suffisamment peu nombreux pour ne pas se marcher sur les arpions).

Amen ! :stuck_out_tongue:

Dalloz en commande !

harrywanders a écrit :

···

Bonjour,

je voudrais dire à phijazz que , quoi qu'il en pense , le droit a été créé
pour les auteurs , et que cela convient à la grande majorité d'entre nous
(auteurs) ;
alors les élucubrations de quelqu'un qui jamais aligné 3 notes de musique ,
je m'en tamponne ...

une heure de musique c'est des semaines , des mois , voire des années de
travail et toi , phijazz , tu voudrais ça gratos ?
le droit d'auteur , c'est notre salaire ; tu travailles gratuitement toi ?
va te faire "aimer tendrement chez les orthodoxes" ...

pour la route un lien vers le Code de la Propriété Intellectuelle :
http://www.celog.fr/cpi/

désolé , je suis un peu énervé ; mais les (nom d'oiseau) qui ne savent pas
de quoi ils parlent , ça me mets hors de moi ...
  ------------------------------------------------------------------------

_______________________________________________
liste de diffusion lilypond-user-fr
lilypond-user-fr@gnu.org
http://lists.gnu.org/mailman/listinfo/lilypond-user-fr

le droit d'auteur , c'est notre salaire ; tu travailles gratuitement toi ?
va te faire "aimer tendrement chez les orthodoxes" ...

Tiens lorsque j'ai dit la même chose mais nuancée: Quelqu'un (j'ai oublié) mais un auteur a répondu que le droit d'auteur n'était pas un SALAIRE.
Pour la Belgique:

La Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Editeurs (SABAM) est une Société de gestion collective : elle perçoit et répartit à ses membres les droits d’auteur perçus en Belgique et à l’étranger.

Pour que sa gestion soit efficace, il est important que les œuvres de ses auteurs soient correctement documentées. En d’autres termes, il est essentiel que l’auteur, associé de la SABAM, déclare systématiquement ses œuvres par le biais de ce site ou de bulletins de déclaration.

Comment déclarer ses œuvres? Qu’est-ce qu’une documentation correcte? Que signifient « perception » et « répartition » ? Quand auront lieu les prochaines répartitions? Comment remplir ma déclaration fiscale?

Cette rubrique, destinée aux créateurs du domaine de la musique, répond à l’ensemble de ces questions précises

N'oublions pas le nombre de personnes employées pour la SABAM afin de percevoir et surveiller la diffusion des musiques: cela contribue également au coût perçu.
C'est la hauteur du coût qui pourrait être discutable.

Merci Beaucoup.

Michel

···

--------------------------------------------------
From: "Éditions IN NOMINE" <****@****>
Sent: Monday, January 17, 2011 9:01 AM
Cc: <lilypond-user-fr@gnu.org>
Subject: Re: Droits d'auteur & co. (encore)

Aaaah, ça c'est du sujet qui fâche, donc c'est un bon sujet ! :wink:
Je suis sincèrement très heureux de mieux vous connaître à travers cette discussion (ça change un peu des \override) : un sujet qui humanise la liste, donc.

Du pragmatisme, de l'idéalisme, de la colère et de l'enthousiasme, de l'interventionnisme et de l'indépendant, du gratuit et du pour manger... Eh oui, il s'agit de musique, et comme toute chose très belle, la confrontation au pognon fait des étincelles.

Continuons à nous indigner, mais n'oublions pas que les cibles ne sont pas les lilypondeurs, mais des mécanismes peu connus qui empêchent chacun de prendre la place qu'il désire (j"ai la faiblesse de penser que les compositeurs, éditeurs et musiciens sont suffisamment peu nombreux pour ne pas se marcher sur les arpions).

Amen ! :stuck_out_tongue:

Dalloz en commande !

harrywanders a écrit :

Bonjour,

je voudrais dire à phijazz que , quoi qu'il en pense , le droit a été créé
pour les auteurs , et que cela convient à la grande majorité d'entre nous
(auteurs) ;
alors les élucubrations de quelqu'un qui jamais aligné 3 notes de musique ,
je m'en tamponne ...

une heure de musique c'est des semaines , des mois , voire des années de
travail et toi , phijazz , tu voudrais ça gratos ?
le droit d'auteur , c'est notre salaire ; tu travailles gratuitement toi ?
va te faire "aimer tendrement chez les orthodoxes" ...

pour la route un lien vers le Code de la Propriété Intellectuelle :
http://www.celog.fr/cpi/
désolé , je suis un peu énervé ; mais les (nom d'oiseau) qui ne savent pas
de quoi ils parlent , ça me mets hors de moi ...
  ------------------------------------------------------------------------

_______________________________________________
liste de diffusion lilypond-user-fr
lilypond-user-fr@gnu.org
http://lists.gnu.org/mailman/listinfo/lilypond-user-fr

c'était en réponse à mon intervention, ça ? :-\ Je n'espère pas, étant justement dans le cas où je tâche de vivre de l'édition depuis quelques mois, avec pour l'instant peu de succès...
Mais bon, la discussion s'est emballée et mélangée, donc je ne le prends pas perso :smiley:

Pour répondre au cas où cela me serait adressé : non bien entendu !
Et les mécanismes dont je parlais n'étaient pas ceux qui permettent une juste rétribution, of course. Plutôt ceux qui concentrent le marché au dépend des n petits éditeurs parisiens (entre autres) qui sont morts ces dernières années...

michel pondeville a écrit :

le droit d'auteur , c'est notre salaire ; tu travailles gratuitement toi ?
va te faire "aimer tendrement chez les orthodoxes" ...

Tous les Grecs ne sont pas orthodoxes, et lycée de Versailles... A moins que ce soit une citation à la Audiard, et dans ce cas je réponds "Ne nous fâchons pas !"
On va éviter toutes ces expressions virulentes, quand même, qui sont franchement en dehors des clous de cette liste, non, et pourraient être diversement interprétées...

A+ mais plus calmement j'espère ! :stuck_out_tongue:

JMarc

La discussion autour de la 'Propriété intellectuelle' et du 'Droit d'auteur' qui a cours en ce moment est très intéressante
autant par la forme que par le fond.

Je suis disposé à publier sur mon site 'pythoneon' des articles rédigés par les participants
dont plusieurs ont, à ce qu'ils disent, longuement réfléchi à la question ; malheureusement,
ils ne nous livrent que les conclusions. Or il serait intéressant de voir comment on arrive à ces
conclusions.

Je ne publierai pas des contributions anonymes - car j'ai de bonnes raisons de les suspecter
de vouloir faire le jeu des défenseurs les plus acharnés du statu quo actuel.

En effet quantité de choses affirmées anonymement sont fausses:
- il n'y a pas de monopole garanti par un contexte légal de la Sacem ; il y avait un
monopole de fait parce que jusque dans les années 1980 la Sacem gérait très bien;
(faire croire qu'il y a un monopole profite évidemment à ceux qui voudraient qu'il y en a un ;
difficile à comprendre ?) ;
- il n'y a pas eu de procès contre les Beatles par l'éditeur de John Cage ;
(il y a eu menace de la part de l'éditeur contre un producteur et arrangement à
l'amiable) ;
- les redevances payées à la Sacem ne sont pas des impôts - mais des redevances dues
parce qu'on utilise les produits des auteurs qui ont confié la gestion de ces produits
à la Sacem, de la même façon que les éleveurs de poulets confient les pilons à un circuit
commercial (quel qu'il soit) ;
- comment la Sacem gère les redevances collectées est une autre histoire : elle ne concerne
que les auteurs affiliés à la Sacem. Mais rien n'empêche les auteurs à s'associer pour
créer des associations et sociétés dont le fonctionnement correspond à leurs souhaits,
que ce soit en ce qui concerne la 'consommation' (écoute de musique, duplication de fichiers)
que de la répartition.

···

--
René Bastian
www.pythoneon.org
www.musiques-rb.org

C'est une bonne idée, je trouve. Une forme possible supplémentaire serait justement de partir de certaines conclusions et de vérifier ensemble si elles sont fondées ou non. Quand j'avance par exemple, une généralité du type (je m'autocite) "mécanismes qui empêchent à chacun de prendre sa place" ce qui signifie en clair "du lobbying qui fait que les petits sont bouffés par les gros", j'aurais du mal à avancer des faits réels, puisque mon affirmation vient de discussions avec certaines victimes et d'avis perso loin d'être objectifs.

Des articles sous forme de sujets (ex : "La SEAM : origine, histoire et action d'aujourd'hui", en collaboration avec la SEAM si possible d'ailleurs) et puis une FAQ sur le concept vrai ou faux.

Merci pour ta proposition d'hébergement ! C'est très constructif.

JMarc

PS : une partie "ring pour se foutre sur la g... " ne serait pas du luxe, visiblement :stuck_out_tongue: héhé je plaisante bien sûr !

R. Bastian a écrit :

···

La discussion autour de la 'Propriété intellectuelle' et du 'Droit d'auteur' qui a cours en ce moment est très intéressante
autant par la forme que par le fond.

Je suis disposé à publier sur mon site 'pythoneon' des articles rédigés par les participants
dont plusieurs ont, à ce qu'ils disent, longuement réfléchi à la question ; malheureusement,
ils ne nous livrent que les conclusions. Or il serait intéressant de voir comment on arrive à ces
conclusions.

Je ne publierai pas des contributions anonymes - car j'ai de bonnes raisons de les suspecter
de vouloir faire le jeu des défenseurs les plus acharnés du statu quo actuel.

En effet quantité de choses affirmées anonymement sont fausses:
- il n'y a pas de monopole garanti par un contexte légal de la Sacem ; il y avait un
monopole de fait parce que jusque dans les années 1980 la Sacem gérait très bien;
(faire croire qu'il y a un monopole profite évidemment à ceux qui voudraient qu'il y en a un ;
difficile à comprendre ?) ;
- il n'y a pas eu de procès contre les Beatles par l'éditeur de John Cage ;
(il y a eu menace de la part de l'éditeur contre un producteur et arrangement à
l'amiable) ;
- les redevances payées à la Sacem ne sont pas des impôts - mais des redevances dues
parce qu'on utilise les produits des auteurs qui ont confié la gestion de ces produits
à la Sacem, de la même façon que les éleveurs de poulets confient les pilons à un circuit
commercial (quel qu'il soit) ;
- comment la Sacem gère les redevances collectées est une autre histoire : elle ne concerne
que les auteurs affiliés à la Sacem. Mais rien n'empêche les auteurs à s'associer pour
créer des associations et sociétés dont le fonctionnement correspond à leurs souhaits,
que ce soit en ce qui concerne la 'consommation' (écoute de musique, duplication de fichiers)
que de la répartition.
  

Bonjour,

Je vais encore l'air avoir l'air de me mêler de ce qui ne me regarde
pas, d'autant plus, que, depuis que j'ai, un jour, malencontreusement
perdu la notion du temps, en plus d'avouer que j'aimais Richard Strauss,
(un ami de Romain Rolland) et tout ça en html (de vrais gouts de
chiotte), je ne sais plus très bien si je suis encore le bienvenu sur
cette liste.

Mais comme j'ai du mal à fermer ma grande "bouche" dès que certains
sujets sont abordés, je me lance:

Le fait de rémunérer les artistes sous formes de droits d'auteurs, les
incite à l'autocensure. En effet, on ne va pas critiquer un système qui
permet à des spéculateurs financiers de véritablement faire plier des
états (Grèce, Irlande...) lorsqu'on espère soi-même toucher le jack-pot,
sous forme d'une rente à vie, pour avoir vendu un "disque d'or".

Ainsi, le critère de vente devient le critère de qualité. Je me souviens
m'être insurgé lors de la mort de Michael Jackson:

" La musique n'est pas qu'un simple produit de consommation agréable tel
que la barre de chocolat vendue dans notre hyper-marché favori.
        
        La musique est une science qui a une histoire. De Josquin
Després à Schoenberg en passant par Bach, Mozart, Schubert, Wagner,
Prokofiev, et aussi Charlie Parker ou John Coltrane, de grands maîtres
ont apporté leur pierre à l'édifice.
        
        Considérer Michael Jackson comme un "grand musicien", "un grand
artiste", "un grand créateur", est un véritable coup de poing dans la
figure de ceux qui consacrent leurs vies à l'art, et non au marketing.
        
        Nous n'entendrons plus Michael Jackson, c'est triste, mais pas
plus que de ne plus voir des 2cv ou des coccinelles sur nos routes."

Ensuite, on oublie trop souvent le droit naturel que nous avons de nous
nourrir (culturellement aussi) de ce que nous trouvons sur notre route.
Sans ce droit, il n'y aurait même pas de vie sur terre. Si nous
renonçons à ce droit naturel, et que nous respectons une loi qui
garantit l'intégrité des personnes et de leurs biens, c'est dans un
contrat social qui implique des droits et des devoirs pour les deux
parties.

Il est dès lors normal que le "clochard" aie le droit à un minimum de
culture de base, commune à tous, sous peine de le transformer en
"dangereux révolutionnaire", ce qui serait son droit le plus strict, car
sans "civilisation", il n'y a plus de contrat social. Si HADOPI ou autre
m'empêchait d'accéder à un minimum de culture de base, moi, je serais
prêt à descendre dans la rue!

Ainsi, depuis la chute de l'empire soviétique on oublie que la "paix
sociale" a un prix (cf l'économiste Daniel Cohen), et on subtilise le
profit des entreprises aux travailleurs. Dans les années 70, on parlait
encore de "civilisation des loisirs", et il n'y avait aucuns tabous à
imaginer un monde où certains travailleraient, en échange de certains
avantages, pendant que d'autres ne travailleraient plus du tout.

Si cette idée a été abandonnée, c'est que le capitalisme a préféré faire
du 3000% de bénéfice au lieu de 1500% (cf les pneus "Continental") en
délocalisant. Et si on culpabilise les gens qui reçoivent des
allocations de chômages, ce n'est pas parce qu'ils "profitent" du
travail de leurs camarades, mais parce que les capitalistes ne veulent
pas diminuer leurs profits, qu'ils veulent aligner les salaires payés
dans les pays développés sur ceux qui sont payés dans les pays dits
"émergents" (Brésil, Chine, Inde, Europe de l'Est), et mettre les
travailleurs en concurrence entre eux.

Si la paix sociale impose qu'on paie un minimum de survie aux très
pauvres, il serait aussi normal qu'on empêche les profits excessifs.
Ainsi les disques d'or de Johnny ou de Michael Jackson, tout comme les
voitures qui ont été les plus vendues, devraient appartenir au
patrimoine public, à la collectivité, et ne coûter que la matière
première et la main d'oeuvre nécessaire à leur fabrication.

Continuer à faire des bénéfices là dessus, c'est entretenir une
concurrence déloyale, "verrouiller" la porte derrière soi, et devenir
"indéboulonnable".

Une classe sociale qui ne peut être "déboulonnée", ni par la
concurrence, ni par le vote démocratique, cela s'appelle une
"aristocratie".

Aussi, ne pas fixer de limites aux bénéfices, ne pas placer dans le
domaine public les réalisations qui ont été amorties depuis longtemps,
c'est à terme, rétablir une aristocratie, et donc l'ancien régime.

Je crois qu'on ne peut pas parler des droits d'auteur sans rappeler le
contexte social dans lequel ceux-ci sont prélevés.

Je n'ai fait que donner mon avis, chacun le sien, et je ne suis pas prêt
à me disputer avec quiconque en aurait un différent du mien.

Je remercie les gestionnaires de liste de lilypond de laisser débattre
de tels sujets, qui n'ont qu'un rapport fort éloigné avec un logiciel
libre de gravure de partitions.

Cordialement.

···

--
LIBON Victor <****@****>

Je bats officiellement une maxima culpa à l'adresse de Michel et en présence de la liste : la phrase en question n'étant pas apparue comme citation, j'ai cru qu'elle m'était adressée...

J'avalerai en pénitence la Directive 2006/116/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006 relative à la durée de protection du droit d'auteur et de certains droits voisins <http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexapi!prod!CELEXnumdoc&numdoc=32006L0116&model=guichett&lg=fr&gt; (merci Cécile !) et vous en ferai un digest à publier sur le site de notre ami René...

Avec mes plus plates excuses !

JMarc

Éditions IN NOMINE a écrit :

···

c'était en réponse à mon intervention, ça ? :-\ Je n'espère pas, étant justement dans le cas où je tâche de vivre de l'édition depuis quelques mois, avec pour l'instant peu de succès...
Mais bon, la discussion s'est emballée et mélangée, donc je ne le prends pas perso :smiley:

Pour répondre au cas où cela me serait adressé : non bien entendu !
Et les mécanismes dont je parlais n'étaient pas ceux qui permettent une juste rétribution, of course. Plutôt ceux qui concentrent le marché au dépend des n petits éditeurs parisiens (entre autres) qui sont morts ces dernières années...

michel pondeville a écrit :

le droit d'auteur , c'est notre salaire ; tu travailles gratuitement toi ?
va te faire "aimer tendrement chez les orthodoxes" ...

Tous les Grecs ne sont pas orthodoxes, et lycée de Versailles... A moins que ce soit une citation à la Audiard, et dans ce cas je réponds "Ne nous fâchons pas !"
On va éviter toutes ces expressions virulentes, quand même, qui sont franchement en dehors des clous de cette liste, non, et pourraient être diversement interprétées...

A+ mais plus calmement j'espère ! :stuck_out_tongue:

JMarc

La discussion autour de la 'Propriété intellectuelle' et du 'Droit d'auteur' qui a cours en ce moment est très intéressante
autant par la forme que par le fond.

En effet

Je suis disposé à publier sur mon site 'pythoneon' des articles rédigés par les participants
dont plusieurs ont, à ce qu'ils disent, longuement réfléchi à la question ; malheureusement,
ils ne nous livrent que les conclusions. Or il serait intéressant de voir comment on arrive à ces
conclusions.

Il y a un article dans ce site libéral, qui exprime pas mal mon point de vue.

Je ne sais plus si j'ai dit, mais Cameron va modifier la loi concernant le droit d'auteurs, car inadapté au net.
http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-11695416

Je ne publierai pas des contributions anonymes - car j'ai de bonnes raisons de les suspecter
de vouloir faire le jeu des défenseurs les plus acharnés du statu quo actuel.

C'est ton choix.

En effet quantité de choses affirmées anonymement sont fausses:

  • il n'y a pas de monopole garanti par un contexte légal de la Sacem ; il y avait un
    monopole de fait parce que jusque dans les années 1980 la Sacem gérait très bien;
    (faire croire qu'il y a un monopole profite évidemment à ceux qui voudraient qu'il y en a un ;
    difficile à comprendre ?) ;

La sacem n'est pas un bureau de dépot de droits d'auteurs mais une corporation d'artistes organisés pour se défendre légalement afin de faire valoir leurs droits, selon les termes du contrat.
En gros la Sacem archive les compositions afin de les garder comme preuve de paternité; a un service de contractuels traquant et constatant les fraudes; possède un service légal pour poursuivre les «fraudeurs»; permet la centralisation de la négociation de l'utilisation des droits, mais c'est tout.
Le droit d'auteur est toujours une loi garantissant la paternité et le monopole d'une œuvre à son créateur.

  • les redevances payées à la Sacem ne sont pas des impôts - mais des redevances dues
    parce qu'on utilise les produits des auteurs qui ont confié la gestion de ces produits
    à la Sacem, de la même façon que les éleveurs de poulets confient les pilons à un circuit
    commercial (quel qu'il soit) ;

Ils sont d'abord le fruit d'une loi dont le but est de permettre la redistribution, car la technologie remet en cause le monopole.
C'est une organisation de l'état ou ayant l'accord de l'état qui se charge de la redistribution et tout n'est pas destiné à l'auteur, mais à des services de promotion de l'art dépendant de près ou de loin du ministère. Le fait qu'il s'agisse de redistribution par l'état afin de payer un service est suffisant pour appeler cela une taxe, car c'est le principe de la taxe.
-La taxe étant une imposition d'argent contre un service rendu par l'état.
-L'impôt est toute somme que l'état enlève au contribuable, selon la loi, de gré ou de force.

Donc, c'est bien un impôt, car les gens le paient sans être consentant.

···

Le 17 janvier 2011 16:58, R. Bastian <****@****> a écrit :

Je rectifie la mise en page que le précédent 'messager' a perturbé au point qu'on ne sait plus
qui dit quoi.

On Mon, 17 Jan 2011 18:35:37 +0100
phijazz <****@****> scribit:

> La discussion autour de la 'Propriété intellectuelle' et du 'Droit
> d'auteur' qui a cours en ce moment est très intéressante
> autant par la forme que par le fond.
>
> En effet

> Je suis disposé à publier sur mon site 'pythoneon' des articles rédigés par
> les participants
> dont plusieurs ont, à ce qu'ils disent, longuement réfléchi à la question ;
> malheureusement,
> ils ne nous livrent que les conclusions. Or il serait intéressant de voir
> comment on arrive à ces
> conclusions.
>

Il y a un article dans ce site libéral, qui exprime pas mal mon point de
vue.
De la propriété intellectuelle (1) - Contrepoints

Libéral, néo-libéral et même ultra-libéral.
Voir aussi http://fra.anarchopedia.org/Libertarianisme

C'est ce que je pensai: Vive la liberté du plus fort.

Je ne sais plus si j'ai dit, mais Cameron va modifier la loi concernant le
droit d'auteurs, car inadapté au net.
UK copyright laws to be reviewed, announces Cameron - BBC News

> Je ne publierai pas des contributions anonymes - car j'ai de bonnes raisons
> de les suspecter
> de vouloir faire le jeu des défenseurs les plus acharnés du statu quo
> actuel.
>

C'est ton choix.

> En effet quantité de choses affirmées anonymement sont fausses:
> - il n'y a pas de monopole garanti par un contexte légal de la Sacem ; il y
> avait un
> monopole de fait parce que jusque dans les années 1980 la Sacem gérait très
> bien;
> (faire croire qu'il y a un monopole profite évidemment à ceux qui
> voudraient qu'il y en a un ;
> difficile à comprendre ?) ;
>
La sacem n'est pas un bureau de dépot de droits d'auteurs mais une
corporation d'artistes organisés pour se défendre légalement afin de faire
valoir leurs droits, selon les termes du contrat.
En gros la Sacem archive les compositions

Non, elle les retourne aux auteurs, c'est les 'Bibliothèques nationales' qui archivent,
si les auteurs effectuent les dépôts.
J'ai des partitions tamponnées par la Sacem ; elles m'ont été retournées
après que le 'nombre de parts' ait été fixé par la Commission.

afin de les garder comme preuve de
paternité; a un service de contractuels traquant et constatant les fraudes;
possède un service légal pour poursuivre les «fraudeurs»; permet la
centralisation de la négociation de l'utilisation des droits, mais c'est
tout.
Le droit d'auteur est toujours une loi garantissant la paternité et le
monopole d'une œuvre à son créateur.

> - les redevances payées à la Sacem ne sont pas des impôts - mais des
> redevances dues
> parce qu'on utilise les produits des auteurs qui ont confié la gestion de
> ces produits
> à la Sacem, de la même façon que les éleveurs de poulets confient les
> pilons à un circuit
> commercial (quel qu'il soit) ;
>
Ils sont d'abord le fruit d'une loi dont le but est de permettre la
redistribution, car la technologie remet en cause le monopole.
C'est une organisation de l'état ou ayant l'accord de l'état qui se charge
de la redistribution et tout n'est pas destiné à l'auteur, mais à des
services de promotion de l'art dépendant de près ou de loin du ministère. Le
fait qu'il s'agisse de redistribution par l'état afin de payer un service
est suffisant pour appeler cela une taxe, car c'est le principe de la taxe.
-La taxe étant une imposition d'argent contre un service rendu par l'état.
-L'impôt est toute somme que l'état enlève au contribuable, selon la loi, de
gré ou de force.

Donc, c'est bien un impôt, car les gens le paient sans être consentants.

Les gens utilisent les oeuvres à l'insu de leur plein gré. Ben oui,
c'est ça la vraie vie.

La même rhétorique permet de démontrer que tous les salaires issus de l'application
du Code du travail sont des impôts :-).

···

Le 17 janvier 2011 16:58, R. Bastian <****@****> a écrit :

--
René Bastian
www.pythoneon.org
www.musiques-rb.org

Ainsi, le critère de vente devient le critère de qualité. Je me souviens
m'être insurgé lors de la mort de Michael Jackson:

" La musique n'est pas qu'un simple produit de consommation agréable tel
que la barre de chocolat vendue dans notre hyper-marché favori.

La musique est une science qui a une histoire. De Josquin
Després à Schoenberg en passant par Bach, Mozart, Schubert, Wagner,
Prokofiev, et aussi Charlie Parker ou John Coltrane, de grands maîtres
ont apporté leur pierre à l'édifice.

Considérer Michael Jackson comme un "grand musicien", "un grand
artiste", "un grand créateur", est un véritable coup de poing dans la
figure de ceux qui consacrent leurs vies à l'art, et non au marketing.

Nous n'entendrons plus Michael Jackson, c'est triste, mais pas
plus que

Je ne suis pas d'accord avec toi. Tu te bases selon ton point de vue. Pour toi, ce n'est pas un grand artiste, mais pour celui qui achète ses albums, c'en est un.

Ensuite, on oublie trop souvent le droit naturel que nous avons de nous
nourrir (culturellement aussi) de ce que nous trouvons sur notre route.
Sans ce droit, il n'y aurait même pas de vie sur terre. Si nous
renonçons à ce droit naturel, et que nous respectons une loi qui
garantit l'intégrité des personnes et de leurs biens, c'est dans un
contrat social qui implique des droits et des devoirs pour les deux
parties.

Droit de se nourrir qui demande de faire les efforts nécessaires pour le faire. Soit en chassant, soit en produisant ta nourriture, soit en achetant la nourriture à un producteur.
Se nourrir est un droit naturel, mais attention de ne pas confondre ce droit avec le «droit» de se nourrir aux dépends des autres.

Il est dès lors normal que le "clochard" aie le droit à un minimum de
culture de base, commune à tous, sous peine de le transformer en
"dangereux révolutionnaire", ce qui serait son droit le plus strict, car
sans "civilisation", il n'y a plus de contrat social. Si HADOPI ou autre
m'empêchait d'accéder à un minimum de culture de base, moi, je serais
prêt à descendre dans la rue!

Crois-tu vraiment que le clochard est révolutionnaire ? Le clochard est à la base quelqu'un qui a abandonné.
Tu crois que les gens vont faire la révolution pour la culture ? Toi, tu es un artiste, tu vas la faire, mais tu seras seul.

Et je doute que cet accès à la culture soit interdit au peuple, à moins d'avoir un totalitariste au pouvoir. et dans ce cas, si tu fais ta révolution dans ton coin, tu iras au goulag.
Les gens font d'abord la révolution parce qu'ils ont faim ou pour se débarrasser d'un gouvernement trop corrompu ou trop répressif.

Ainsi, depuis la chute de l'empire soviétique on oublie que la "paix
sociale" a un prix (cf l'économiste Daniel Cohen), et on subtilise le
profit des entreprises aux travailleurs. Dans les années 70, on parlait
encore de "civilisation des loisirs", et il n'y avait aucuns tabous à
imaginer un monde où certains travailleraient, en échange de certains
avantages, pendant que d'autres ne travailleraient plus du tout.

Et on a actuellement plus de loisirs qu'en 1970. La paix sociale, je dois dire que c'est quelque chose d'abstrait. Il y a toujours eu des grèves…

Si cette idée a été abandonnée, c'est que le capitalisme a préféré faire
du 3000% de bénéfice au lieu de 1500% (cf les pneus "Continental") en
délocalisant. Et si on culpabilise les gens qui reçoivent des
allocations de chômages, ce n'est pas parce qu'ils "profitent" du
travail de leurs camarades, mais parce que les capitalistes ne veulent
pas diminuer leurs profits, qu'ils veulent aligner les salaires payés
dans les pays développés sur ceux qui sont payés dans les pays dits
"émergents" (Brésil, Chine, Inde, Europe de l'Est), et mettre les
travailleurs en concurrence entre eux.

Qui c'est le capitalisme ?^^

Tu vois la chose dans le mauvais sens. Le problème n'est pas la délocalisation, mais le non-renouvellement du paysage économique par des règles rigides et des impôts trop lourds.

Sache que la progression des dépenses publiques n'a fait qu'augmenter au cours de ces 100 dernières années, ce qui va à l'encontre des théories capitalistes.
http://images4.hiboox.com/images/0311/29fdb30dd8319f27107eac8e1fe2c98e.jpg

Actuellement en France, d'après la BM, la pression fiscale est de 67.8%.
À ce taux, 10% d'impôts, c'est plus de 20% de pertes. Faut pas s'étonner qu'il y ait 60 000 faillites par an en France. Combien de chômeurs supplémentaires ? Et sur 20 ans ?

Concernant la délocalisation, exemple : On produit des ordinateurs en France et cette entreprise délocalise. Alors que tu ne pouvait acheter qu'un ordinateur, grâce à l'achat de produits importés permet de faire des économies qui permettent d'acheter autre chose : un livre, une partition, un instrument de musique en plus de ton ordinateur.
L'importation de produits importés consiste au niveau national à une production moins chère et avec moins d'employés (au niveau national. Au niveau global, tu fais vivre des p'tits Chinois, et toute la chaîne de distribution.)
Sache que la majorité de l'argent qui sert à acheter des produits importés reste en France, par l'impôt sur la distribution Française, la TVA, les bénéfices des sociétés d'importations…

En fait, l'effet de l'importation sur l'économie est le même que l'industrialisation de la société !
En appliquant la logique antimondialiste à l'industrialisation, on devrait tous être au chômage…

Demande-toi si l'industrialisation de la société sans renouvellement du paysage économique pour les mêmes raisons n'a pas été une des causes de la révolution de 1789.

À l'époque, le royaume était hyper-endetté et les impôts ont gonflés pour rembourser la dette.

Cordialement

Il y a un article dans ce site libéral, qui exprime pas mal mon point de
vue.

http://www.contrepoints.org/2010/10/13/3769-de-la-propriete-intellectuelle<http://www.contrepoints.org/2010/10/13/3769-de-la-propriete-intellectuelle>

Libéral, néo-libéral et même ultra-libéral.
Voir aussi http://fra.anarchopedia.org/Libertarianisme

C'est ce que je pensai: Vive la liberté du plus fort.

Libéral tout-court. Ces préfixes n'ont été rajoutés par les détracteurs, afin de donner une connotation péjorative.

Enfin, je suis certain que d'après ton wiki vantant le collectivisme que le libéralisme, c'est le mal et que je suis le grand satan…

Tu me diabolises par défaut, donc tout débat entre nous deux risque fortement de tourner en testicule.

La sacem n'est pas un bureau de dépot de droits d'auteurs mais une
corporation d'artistes organisés pour se défendre légalement afin de faire
valoir leurs droits, selon les termes du contrat.
En gros la Sacem archive les compositions

Non, elle les retourne aux auteurs, c'est les 'Bibliothèques nationales' qui archivent,
si les auteurs effectuent les dépôts.
J'ai des partitions tamponnées par la Sacem ; elles m'ont été retournées
après que le 'nombre de parts' ait été fixé par la Commission.

J'aimerais que tu me donnes quelques renseignements sur ces dépôts. La Sacem ne conserve pas une copie ?

Ils sont d'abord le fruit d'une loi dont le but est de permettre la
redistribution, car la technologie remet en cause le monopole.
C'est une organisation de l'état ou ayant l'accord de l'état qui se charge
de la redistribution et tout n'est pas destiné à l'auteur, mais à des
services de promotion de l'art dépendant de près ou de loin du ministère. Le
fait qu'il s'agisse de redistribution par l'état afin de payer un service
est suffisant pour appeler cela une taxe, car c'est le principe de la taxe.
-La taxe étant une imposition d'argent contre un service rendu par l'état.
-L'impôt est toute somme que l'état enlève au contribuable, selon la loi, de
gré ou de force.

Donc, c'est bien un impôt, car les gens le paient sans être consentants.

Les gens utilisent les oeuvres à l'insu de leur plein gré. Ben oui,
c'est ça la vraie vie.

De quelles œuvres tu parles ?

Le principe de la redevance de copie privée concernent des produits permettant le stockage de données.
Considérer que les gens les utilisent par défait pour copier la musique un nombre infini de fois est malhonnête.

Et suivant ta logique, c'est à croire qu'il faudrait payer des impôts dès qu'on ramasse une pomme par Terre.

···

Le 17 janvier 2011 21:23, R. Bastian <****@****> a écrit :

On Mon, 17 Jan 2011 21:52:38 +0100
phijazz <****@****> scribit:

>
>
> > Il y a un article dans ce site libéral, qui exprime pas mal mon point de
> > vue.
> >
> De la propriété intellectuelle (1) - Contrepoints
> <
> De la propriété intellectuelle (1) - Contrepoints
> >
>
> Libéral, néo-libéral et même ultra-libéral.
> Voir aussi http://fra.anarchopedia.org/Libertarianisme
>
> C'est ce que je pensai: Vive la liberté du plus fort.
>
>
Libéral tout-court. Ces préfixes n'ont été rajoutés par les détracteurs,
afin de donner une connotation péjorative.

Enfin, je suis certain que d'après ton wiki vantant le collectivisme que le
libéralisme, c'est le mal et que je suis le grand satan…

Tu me diabolises par défaut, donc tout débat entre nous deux risque
fortement de tourner en testicule.

> La sacem n'est pas un bureau de dépot de droits d'auteurs mais une
> > corporation d'artistes organisés pour se défendre légalement afin de
> faire
> > valoir leurs droits, selon les termes du contrat.
> > En gros la Sacem archive les compositions
>
> Non, elle les retourne aux auteurs, c'est les 'Bibliothèques nationales'
> qui archivent,
> si les auteurs effectuent les dépôts.
> J'ai des partitions tamponnées par la Sacem ; elles m'ont été retournées
> après que le 'nombre de parts' ait été fixé par la Commission.
>
>
J'aimerais que tu me donnes quelques renseignements sur ces dépôts. La Sacem
ne conserve pas une copie ?

Je ne crois pas. La Sacem est un monstre froid.
Je suis depuis un an ou deux à la Suisa - qui ne conserve pas les partitions.
Elle les scanne mais elle souhaite qu'on ne la mette pas dans l'obligation de
scanner des tonnes et des tonnes. Il n'y a pas de Commission qui évalue les
'parts' ; la répartition est faite proportionnellement au temps (que ce soit un
solo pour pipeau ou pour mille contre-basses). C'est ce côté objectif qui m'a
plu (tandis qu'une Commission, ça risque d'être une commission de copains pour les copains).

> > Ils sont d'abord le fruit d'une loi dont le but est de permettre la
> > redistribution, car la technologie remet en cause le monopole.
> > C'est une organisation de l'état ou ayant l'accord de l'état qui se
> charge
> > de la redistribution et tout n'est pas destiné à l'auteur, mais à des
> > services de promotion de l'art dépendant de près ou de loin du ministère.
> Le
> > fait qu'il s'agisse de redistribution par l'état afin de payer un service
> > est suffisant pour appeler cela une taxe, car c'est le principe de la
> taxe.
> > -La taxe étant une imposition d'argent contre un service rendu par
> l'état.
> > -L'impôt est toute somme que l'état enlève au contribuable, selon la loi,
> de
> > gré ou de force.
> >
> > Donc, c'est bien un impôt, car les gens le paient sans être consentants.
>
> Les gens utilisent les oeuvres à l'insu de leur plein gré. Ben oui,
> c'est ça la vraie vie.
>
>
De quelles œuvres tu parles ?

Le principe de la redevance de copie privée concernent des produits
permettant le stockage de données.
Considérer que les gens les utilisent par défait pour copier la musique un
nombre infini de fois est malhonnête.

Et suivant ta logique, c'est à croire qu'il faudrait payer des impôts dès
qu'on ramasse une pomme par Terre.

Hm, on est là pour discuter. En général j'arrive à ce que des gens très opposés,
p.ex. des anarchistes, des royalistes, des mous, des athées, des monothéistes,
des polyglottes se retrouvent à la même table à boire la même bière - c'est
peut-être plus facile en Alsace - pas à cause de la bière, mais à cause
du courant d'air.

Mais je crois que tu défends une philosophie économique dont tu n'acceptes pas les
conséquences économiques. On essaiera de développer et d'y voir plus clair.
À chacun de voir.

(Pour info: je discute sur la liste Lilypond - bien que pour l'instant je ne suis
pas utilisateur de ce système logiciel - je préfère un autre, source ouverte aussi,
mais plus serré ; j'admets que le résultat typographique de Lilypond est peut-être
de meilleure qualité.)

Je prône une forme de liberté: que chacun puisse choisir son mode de fonctionnement,
mais qu'aucun système ne soit légalement le seul - donc pas de monopole.
Mais on vit dans l'arbitraire complet:
Que la durée de protection d'une oeuvre soit modifiée _après_ le dépôt d'une
oeuvre est, à mon avis, une monstruosité juridique. La durée de protection
doit aussi être librement choisie par l'auteur (p.ex. que les redevances
profitent à une personne ou un organisme de _son_ choix).

Il ne faut pas se fâcher: on profite plus de la biodiversité que de la monoculture.
Lire et ruminer ...

···

Le 17 janvier 2011 21:23, R. Bastian <****@****> a écrit :

--
René Bastian
www.pythoneon.org
www.musiques-rb.org

Je ne crois pas. La Sacem est un monstre froid.
Je suis depuis un an ou deux à la Suisa - qui ne conserve pas les partitions.
Elle les scanne mais elle souhaite qu'on ne la mette pas dans l'obligation de
scanner des tonnes et des tonnes. Il n'y a pas de Commission qui évalue les
'parts' ; la répartition est faite proportionnellement au temps (que ce soit un
solo pour pipeau ou pour mille contre-basses). C'est ce côté objectif qui m'a
plu (tandis qu'une Commission, ça risque d'être une commission de copains pour les copains).

Merki.
Mais ça me semble bizarre qu'elle n'offre pas le service d'archivage. Elle serait probablement plus efficace en connaissant mieux ceux qu'elle est censée défendre.
Quoique, ce genre d'organisation a tout de mêmes des limitations intellectuelles.
La majorité des morceaux répertoriés ne doivent certainement pas être connue par les employés ni les contractuels.
Ces services vont donc défendre mieux les artistes connus dont les airs sont connus que les artistes inconnus, le seul avantage du service étant la distribution de royalties.

Ils sont d'abord le fruit d'une loi dont le but est de permettre la
redistribution, car la technologie remet en cause le monopole.
C'est une organisation de l'état ou ayant l'accord de l'état qui se
charge
de la redistribution et tout n'est pas destiné à l'auteur, mais à des
services de promotion de l'art dépendant de près ou de loin du ministère.
Le
fait qu'il s'agisse de redistribution par l'état afin de payer un service
est suffisant pour appeler cela une taxe, car c'est le principe de la
taxe.
-La taxe étant une imposition d'argent contre un service rendu par
l'état.
-L'impôt est toute somme que l'état enlève au contribuable, selon la loi,
de
gré ou de force.

Donc, c'est bien un impôt, car les gens le paient sans être consentants.

Les gens utilisent les oeuvres à l'insu de leur plein gré. Ben oui,
c'est ça la vraie vie.

De quelles œuvres tu parles ?

Le principe de la redevance de copie privée concernent des produits
permettant le stockage de données.
Considérer que les gens les utilisent par défait pour copier la musique un
nombre infini de fois est malhonnête.

Et suivant ta logique, c'est à croire qu'il faudrait payer des impôts dès
qu'on ramasse une pomme par Terre.

Hm, on est là pour discuter. En général j'arrive à ce que des gens très opposés,
p.ex. des anarchistes, des royalistes, des mous, des athées, des monothéistes,
des polyglottes se retrouvent à la même table à boire la même bière - c'est
peut-être plus facile en Alsace - pas à cause de la bière, mais à cause
du courant d'air.

Certes, je me suis peut-être mis trop rapidement sur la défensive. c'est juste que ta position était fort caricaturale.

Mais je crois que tu défends une philosophie économique dont tu n'acceptes pas les
conséquences économiques. On essaiera de développer et d'y voir plus clair.
À chacun de voir.

Disons qu'avant de débattre, il faut être certain des conséquences économiques et d'être d'accord sur ce qu'est le libéralisme.

Certaines discussions que j'ai eues tournaient en rond parce que nous n'avions pas la même conception du libéralisme.
Mon interlocuteur refusait la définition en tant que philosophie visant à faire reconnaître la primauté de l'individu, des libertés individuelles, le droit à la propriété,… et insistait sur le fait que le libéralisme est un régime politique où l'état accorde le privilège à une caste bourgeoise d'abuser du peuple, de vivre de subventions de l'état et puis d'apporter le soutien au dirigeant. C'est plutôt de la social-bourgeoisie qu'autre chose.

Le « la liberté du plus fort » est très caricatural, tronqué et provenant avant tout de détracteurs de cette philosophie, qui est une philosophie tout court. Les aspects économiques en font partie, mais j'estime après réflexion que libertés économiques, libertés physiques et intellectuelles sont indissociables, essayer d'avoir l'un sans l'autre aboutira très probablement à la perte du premier.
Sans compter qu'il y aura toujours des classes qui tireront mieux profit d'un système. Mieux vaut encore une bourgeoisie qui sera là par son mérite, fera son temps plutôt qu'une classe d'apparatchiks qui se maintient éternellement grâce au pouvoir.

Je prône une forme de liberté: que chacun puisse choisir son mode de fonctionnement,
mais qu'aucun système ne soit légalement le seul - donc pas de monopole.
Mais on vit dans l'arbitraire complet:
Que la durée de protection d'une oeuvre soit modifiée après le dépôt d'une
oeuvre est, à mon avis, une monstruosité juridique. La durée de protection
doit aussi être librement choisie par l'auteur (p.ex. que les redevances
profitent à une personne ou un organisme de son choix).

L'anarcho-capitalisme et l'anarchie sont assez proches mais divergent sur certains points de vue concernant notamment la propriété.
Proudhon, par exemple a rejeté le principe de propriété avec son « la propriété, c'est le vol » mais a changé radicalement d'opinion sur le sujet en disant que la propriété, c'est la liberté, le meilleur contre-pouvoir contre l'état.

Salut, phijazz,

        Ainsi, le critère de vente devient le critère de qualité. Je
        me souviens
        m'être insurgé lors de la mort de Michael Jackson:
        
        " La musique n'est pas qu'un simple produit de consommation
        agréable tel
        que la barre de chocolat vendue dans notre hyper-marché
        favori.
        
               La musique est une science qui a une histoire. De
        Josquin
        Després à Schoenberg en passant par Bach, Mozart, Schubert,
        Wagner,
        Prokofiev, et aussi Charlie Parker ou John Coltrane, de grands
        maîtres
        ont apporté leur pierre à l'édifice.
        
               Considérer Michael Jackson comme un "grand musicien",
        "un grand
        artiste", "un grand créateur", est un véritable coup de poing
        dans la
        figure de ceux qui consacrent leurs vies à l'art, et non au
        marketing.
        
               Nous n'entendrons plus Michael Jackson, c'est triste,
        mais pas
        plus que

Je ne suis pas d'accord avec toi. Tu te bases selon ton point de vue.
Pour toi, ce n'est pas un grand artiste, mais pour celui qui achète
ses albums, c'en est un.

Si je comprends bien ceux qui ont acheté l'album ont le droit de dire
que c'est un génie, et ceux qui ne l'on pas acheté ont juste le droit de
se taire?

C'est comme pour Dieu: ce qui est bien c'est grâce à lui mais ce qui est
mal, c'est pas de sa faute. Pile tu gagnes et face je perd!

Les personnes aptes à juger de la qualité, seraient celles qui ont
acheté, et donc le critère de qualité actuel c'est la vente!

Merci de m'avoir aidé à le démontrer!

        Ensuite, on oublie trop souvent le droit naturel que nous
        avons de nous
        nourrir (culturellement aussi) de ce que nous trouvons sur
        notre route.
        Sans ce droit, il n'y aurait même pas de vie sur terre. Si
        nous
        renonçons à ce droit naturel, et que nous respectons une loi
        qui
        garantit l'intégrité des personnes et de leurs biens, c'est
        dans un
        contrat social qui implique des droits et des devoirs pour les
        deux
        parties.
        
Droit de se nourrir qui demande de faire les efforts nécessaires pour
le faire. Soit en chassant, soit en produisant ta nourriture, soit en
achetant la nourriture à un producteur.
Se nourrir est un droit naturel, mais attention de ne pas confondre ce
droit avec le «droit» de se nourrir aux dépends des autres.

Quelle sont les règles de morale d'une bactérie?

La vie précède la morale et non l'inverse.

Ais-je encore le droit d'être darwinien?

        Il est dès lors normal que le "clochard" aie le droit à un
        minimum de
        culture de base, commune à tous, sous peine de le transformer
        en
        "dangereux révolutionnaire", ce qui serait son droit le plus
        strict, car
        sans "civilisation", il n'y a plus de contrat social. Si
        HADOPI ou autre
        m'empêchait d'accéder à un minimum de culture de base, moi, je
        serais
        prêt à descendre dans la rue!
        
Crois-tu vraiment que le clochard est révolutionnaire ? Le clochard
est à la base quelqu'un qui a abandonné.
Tu crois que les gens vont faire la révolution pour la culture ? Toi,
tu es un artiste, tu vas la faire, mais tu seras seul.

Bien sûr, la culture c'est la civilisation. Sans civilisation pas de
contrat social et sans civilisation, pas d'états d'âme moraux.

Et je doute que cet accès à la culture soit interdit au peuple, à
moins d'avoir un totalitariste au pouvoir. et dans ce cas, si tu fais
ta révolution dans ton coin, tu iras au goulag.
Les gens font d'abord la révolution parce qu'ils ont faim ou pour
se débarrasser d'un gouvernement trop corrompu ou trop répressif.

La culture évolue tout le temps, et le monde est transformé par elle.
L'adaptation a celui-ci n'est jamais définitive.

        Ainsi, depuis la chute de l'empire soviétique on oublie que la
        "paix
        sociale" a un prix (cf l'économiste Daniel Cohen), et on
        subtilise le
        profit des entreprises aux travailleurs. Dans les années 70,
        on parlait
        encore de "civilisation des loisirs", et il n'y avait aucuns
        tabous à
        imaginer un monde où certains travailleraient, en échange de
        certains
        avantages, pendant que d'autres ne travailleraient plus du
        tout.
        
Et on a actuellement plus de loisirs qu'en 1970. La paix sociale, je
dois dire que c'est quelque chose d'abstrait. Il y a toujours eu des
grèves…

Ce qui a changé, c'est la perspective. Ce qui paraissait acceptable
alors paraît immoral aujourd'hui.

        Si cette idée a été abandonnée, c'est que le capitalisme a
        préféré faire
        du 3000% de bénéfice au lieu de 1500% (cf les pneus
        "Continental") en
        délocalisant. Et si on culpabilise les gens qui reçoivent des
        allocations de chômages, ce n'est pas parce qu'ils "profitent"
        du
        travail de leurs camarades, mais parce que les capitalistes ne
        veulent
        pas diminuer leurs profits, qu'ils veulent aligner les
        salaires payés
        dans les pays développés sur ceux qui sont payés dans les pays
        dits
        "émergents" (Brésil, Chine, Inde, Europe de l'Est), et mettre
        les
        travailleurs en concurrence entre eux.

Qui c'est le capitalisme ?^^

Le capitalisme c'est le système dans lequel tu vis!

Comme dans tous les systèmes il y a du pour et du contre et donc la
tentation est grande de pratiquer l'autocensure pour ne pas "cracher
dans la soupe"!

Tu vois la chose dans le mauvais sens. Le problème n'est pas la
délocalisation, mais le non-renouvellement du paysage économique par
des règles rigides et des impôts trop lourds.

"Je ne suis pas d'accord avec toi. Tu te bases selon ton point de vue."

Sache que la progression des dépenses publiques n'a fait qu'augmenter
au cours de ces 100 dernières années, ce qui va à l'encontre des
théories capitalistes.
http://images4.hiboox.com/images/0311/29fdb30dd8319f27107eac8e1fe2c98e.jpg

Actuellement en France, d'après la BM, la pression fiscale est de
67.8%.
À ce taux, 10% d'impôts, c'est plus de 20% de pertes. Faut pas
s'étonner qu'il y ait 60 000 faillites par an en France. Combien de
chômeurs supplémentaires ? Et sur 20 ans ?

Concernant la délocalisation, exemple : On produit des ordinateurs en
France et cette entreprise délocalise. Alors que tu ne pouvait acheter
qu'un ordinateur, grâce à l'achat de produits importés permet de faire
des économies qui permettent d'acheter autre chose : un livre, une
partition, un instrument de musique en plus de ton ordinateur.
L'importation de produits importés consiste au niveau national à une
production moins chère et avec moins d'employés (au niveau national.
Au niveau global, tu fais vivre des p'tits Chinois, et toute la chaîne
de distribution.)
Sache que la majorité de l'argent qui sert à acheter des produits
importés reste en France, par l'impôt sur la distribution Française,
la TVA, les bénéfices des sociétés d'importations…

En fait, l'effet de l'importation sur l'économie est le même que
l'industrialisation de la société !
En appliquant la logique antimondialiste à l'industrialisation, on
devrait tous être au chômage…

Demande-toi si l'industrialisation de la société sans renouvellement
du paysage économique pour les mêmes raisons n'a pas été une des
causes de la révolution de 1789.

À l'époque, le royaume était hyper-endetté et les impôts ont gonflés
pour rembourser la dette.

Comment sais-tu ce que "je me demande" ou non?

Comment connais-tu mes opinions politiques?

Je n'en ai pas parlé! J'ai juste critiqué un système que je connais
parce que je vis dedans. Si j'avais vécu dans un autre système, comment
peux-tu savoir si je ne l'aurais pas critiqué tout pareil?

Je ne suis pas banquier, ni propriétaire industriel, ni propriétaire
terrien, ce n'est pas moi qui ai imposé à tous le système dans lequel
nous vivons. Je ne vois donc pas pourquoi je devrais essayer de trouver
des solutions aux problèmes qu'il a créé. Personne ne me paie pour ça.

En fait de solution, j'ai juste suggéré qu'en plus du minimum vital, on
impose un maximum aux bénéfices

Je n'ai même pas essayé d'estimer le "seuil" de ce maximum!

Je suggère en outre que la collectivité mette dans le domaine public
les réalisations qui ont été amorties depuis belle lurette. Je ne suis
pas contre un certain "dédommagement", avec médaille et cérémonie
officielle pour "service rendu à la communauté"!

Il me semble que de telles mesures permettraient de limiter la
concurrence déloyale, et ainsi de relancer (et aussi diversifier)
l'initiative privée.

À moins que tu rêves (en te rasant le matin) de breveter quelque chose
de tellement indispensable que tu deviendrais "le maître du monde"(je
dit ça pour te faire sourire), il me semble que tu devrais être d'accord
avec moi, ça me paraît dans ton intérêt.

Cordialement

Bonjour à toi aussi.

PS.

Encore une fois je ne suis pas prêt à me disputer pour ces sujets.

···

Le lundi 17 janvier 2011 à 21:32 +0100, phijazz a écrit :
--
LIBON Victor <****@****>

On Mon, 17 Jan 2011 23:12:46 +0100
phijazz <****@****> scribit:

>
>
> Je ne crois pas. La Sacem est un monstre froid.
> Je suis depuis un an ou deux à la Suisa - qui ne conserve pas les
> partitions.
> Elle les scanne mais elle souhaite qu'on ne la mette pas dans l'obligation
> de
> scanner des tonnes et des tonnes. Il n'y a pas de Commission qui évalue les
> 'parts' ; la répartition est faite proportionnellement au temps (que ce
> soit un
> solo pour pipeau ou pour mille contre-basses). C'est ce côté objectif qui
> m'a
> plu (tandis qu'une Commission, ça risque d'être une commission de copains
> pour les copains).
>
> Merki.

Mais ça me semble bizarre qu'elle n'offre pas le service d'archivage. Elle
serait probablement plus efficace en connaissant mieux ceux qu'elle est
censée défendre.
Quoique, ce genre d'organisation a tout de mêmes des limitations
intellectuelles.
La majorité des morceaux répertoriés ne doivent certainement pas être connue
par les employés ni les contractuels.
Ces services vont donc défendre mieux les artistes connus dont les airs sont
connus que les artistes inconnus, le seul avantage du service étant
la distribution de royalties.

C'est un mécanisme anarcho-capitaliste assez grossier mais efficace.
Une SGDA dans l'esprit du temps s'occupe prioritairement de ce qui lui rapporte; or ce qui
rapporte c'est les gros,tandis que les petits sont coûteux en frais de
gestion.

La promotion interne des employés dévoués fait rapidement la différence.
L'accumulation de pouvoir se fait en prenant le parti de celui qui a
du pouvoir.

Quant à l'archivage, c'est de l'argent jeté par la fenêtre
(du point de vue des barbares évidemment).

>
> > > > Ils sont d'abord le fruit d'une loi dont le but est de permettre la
> > > > redistribution, car la technologie remet en cause le monopole.
> > > > C'est une organisation de l'état ou ayant l'accord de l'état qui se
> > > charge
> > > > de la redistribution et tout n'est pas destiné à l'auteur, mais à des
> > > > services de promotion de l'art dépendant de près ou de loin du
> ministère.
> > > Le
> > > > fait qu'il s'agisse de redistribution par l'état afin de payer un
> service
> > > > est suffisant pour appeler cela une taxe, car c'est le principe de la
> > > taxe.
> > > > -La taxe étant une imposition d'argent contre un service rendu par
> > > l'état.
> > > > -L'impôt est toute somme que l'état enlève au contribuable, selon la
> loi,
> > > de
> > > > gré ou de force.
> > > >
> > > > Donc, c'est bien un impôt, car les gens le paient sans être
> consentants.
> > >
> > > Les gens utilisent les oeuvres à l'insu de leur plein gré. Ben oui,
> > > c'est ça la vraie vie.
> > >
> > >
> > De quelles œuvres tu parles ?
> >
> > Le principe de la redevance de copie privée concernent des produits
> > permettant le stockage de données.
> > Considérer que les gens les utilisent par défait pour copier la musique
> un
> > nombre infini de fois est malhonnête.
> >
> > Et suivant ta logique, c'est à croire qu'il faudrait payer des impôts dès
> > qu'on ramasse une pomme par Terre.
>
> Hm, on est là pour discuter. En général j'arrive à ce que des gens très
> opposés,
> p.ex. des anarchistes, des royalistes, des mous, des athées, des
> monothéistes,
> des polyglottes se retrouvent à la même table à boire la même bière - c'est
> peut-être plus facile en Alsace - pas à cause de la bière, mais à cause
> du courant d'air.
>
> Certes, je me suis peut-être mis trop rapidement sur la défensive. c'est
juste que ta position était fort caricaturale.

> Mais je crois que tu défends une philosophie économique dont tu n'acceptes
> pas les
> conséquences économiques. On essaiera de développer et d'y voir plus clair.
> À chacun de voir.
>
> Disons qu'avant de débattre, il faut être certain des conséquences
économiques et d'être d'accord sur ce qu'est le libéralisme.

Certaines discussions que j'ai eues tournaient en rond parce que nous
n'avions pas la même conception du libéralisme.
Mon interlocuteur refusait la définition en tant que philosophie visant à
faire reconnaître la primauté de l'individu, des libertés individuelles, le
droit à la propriété,… et insistait sur le fait que le libéralisme est un
régime politique où l'état accorde le privilège à une caste bourgeoise
d'abuser du peuple, de vivre de subventions de l'état et puis d'apporter le
soutien au dirigeant. C'est plutôt de la social-bourgeoisie qu'autre chose.

Le « la liberté du plus fort » est très caricatural, tronqué et provenant
avant tout de détracteurs de cette philosophie, qui est une philosophie tout
court. Les aspects économiques en font partie, mais j'estime après réflexion
que libertés économiques, libertés physiques et intellectuelles sont
indissociables, essayer d'avoir l'un sans l'autre aboutira très probablement
à la perte du premier.
Sans compter qu'il y aura toujours des classes qui tireront mieux profit
d'un système. Mieux vaut encore une bourgeoisie qui sera là par son mérite,
fera son temps plutôt qu'une classe d'apparatchiks qui se maintient
éternellement grâce au pouvoir.

Et c'est là qu'un impôt égalisateur raflant tout (oui, 100 %) au-dessus d'un
seuil de l'ensemble des revenus - seuil qu'on peut fixer à 40 fois le SMIC car
Ford même était d'accord que les revenus qui dépassent ce seuil ne sont pas justifiables,
n'est pas une absurdité.

Reste à définir le revenu : est-ce le revenu brut ou la différence entre ce qui reste
après toutes les dépenses effectuées (entretien de ou des immeubles, rétributions
pour services & marchandises).

> Je prône une forme de liberté: que chacun puisse choisir son mode de
> fonctionnement,
> mais qu'aucun système ne soit légalement le seul - donc pas de monopole.
> Mais on vit dans l'arbitraire complet:
> Que la durée de protection d'une oeuvre soit modifiée _après_ le dépôt
> d'une
> oeuvre est, à mon avis, une monstruosité juridique. La durée de protection
> doit aussi être librement choisie par l'auteur (p.ex. que les redevances
> profitent à une personne ou un organisme de _son_ choix).
>
> L'anarcho-capitalisme et l'anarchie sont assez proches mais divergent sur
certains points de vue concernant notamment la propriété.
Proudhon, par exemple a rejeté le principe de propriété avec son « la
propriété, c'est le vol » mais a changé radicalement d'opinion sur le sujet
en disant que la propriété, c'est la liberté, le meilleur contre-pouvoir
contre l'état.

Les anarcho-syndicalistes t'expliqueront mieux que moi les différences à tous
les niveaux.

···

--
René Bastian
www.pythoneon.org
www.musiques-rb.org